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title: "Bahreïn : l'important, c'est de ne pas participer"
date: 2012-04-17 02:30:35 +0200
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Alors que
la répression continue au Bahreïn,
des centaines
d'activistes sont descendus dans les rues de
Manama, la capitale, afin de protester contre l'organisation par
le gouvernement d'une étape du championnat du monde de Formule 1. Ce
grand prix doit se dérouler les 20 et 22 avril prochain et, selon les
organisations sportives concernées, il n'y a aucune raison de ne pas y
aller, déplorant simplement «
des aspects politiques
désagréables ». Malgré les évènements les équipes
concurrentes pour la course devront donc se présenter. La réalité est
que lesdites équipes, ainsi que la FIA et la FOM, sont engagées
contractuellement et risquent donc, si elles n'honorent pas leurs
engagements, des retombées financières importantes. Cependant,
certains acteurs au sein des équipes ne l'entendent pas de cette
manière, ces considérations pécunières n'étant pour eux pas
valables. C'était d'ailleurs le cas d'une employée de l'écurie
Williams ; elle s'est donc
fait poliment remerciée, en
guise d'exemple, afin d'éviter que les autres employés laissent libre
court à leurs pulsions morales.
Campagne de Reporters sans frontières du
13 avril 2012
De nombreux médias ainsi que des journalistes indépendants ont décidé,
quant à eux,
de ne pas se rendre sur place. De
plus, et afin de protester contre l'évènement, Reporters sans
frontières
a lancé ce vendredi une campagne
ainsi qu'une pétition pour « dénoncer
l'incroyable politique de répression menée par le régime du roi Hamad
Ben Aissa Al-Khalifad depuis le début des printemps arabes et son
œuvre de propagande dont le point d'orgue devrait être la
tenue » de ce grand prix de Formule 1.